Crea sito

Category “nouvelles en français”

Femmes en renaissance

martedì, 16 aprile, 2013

Adaptation d’un texte italien pour la radio de Diego Cugia, interprété et monté par moi-même.

Musique: « The morning Winds» de Forrest Richardson.

Femmes_en_renaissance

San Valentino / Saint Valentin

martedì, 14 febbraio, 2012

Una delle peggiori serate della mia vita. Cena. Di fronte a me un uomo sulla quarantina che, invece di parlare con noi a tavola, passa tutta la serata a chiacchierare con delle ventenni a un altro tavolo e per finire regala una rosa a tutte le ragazze del ristorante e se ne va. Io, con una classe che solo un’italiana avrebbe potuto avere, finisco il mio dessert, saluto tutti e mi dirigo con la mia rosa in mano verso il tavolo delle ventenni. E dico: «Scusate, c’era un signore qui che ha chiacchierato tutta sera con voi, vero? Bene, potete rendergli la sua rosa? Perché nella mia vita non ho mai incontrato una persona più maleducata.». Le ragazze non hanno nemmeno avuto la prontezza di spirito di ribattere e me ne sono andata.

A te, uomo misterioso, ti ringrazio. Per avermi fatto passare il peggior San Valentino della mia vita.

//

Une des pires soirée de ma vie. Dîner. En face de moi un homme de 40 ans, je dirais, qui à la place de bavarder avec nous à table, il a passé toute la soirée bavarder à une autre table pleine de filles de 20 ans et pour finir… il a donné une rose à toutes les filles du résto et puis il est parti. Moi, avec une classe que juste une italienne pourrait avoir, j’ai terminé mon dessert, salué tout le monde et je me suis dirigée à la table des filles de 20 ans avec la rose entre mes mains. Et j’ai dit : « Excusez-moi, il y avait un monsieur qui a bavardé avec vous toute la soirée, vrai ? Bien, est-ce que vous pouvez lui rendre sa rose? Parce que dans ma vie je n’ai jamais rencontré quelqu’un de plus malpoli. ». Elles n’ont même pas eu le courage de me répondre et je suis partie.

À toi, homme mystérieux, je te remercie pour m’avoir fait passer le pire Saint Valentin de ma vie.

La couleur des sentiments

sabato, 21 gennaio, 2012

Ce soir on fait de l’improvisation. Parce que je perds beaucoup de temps en écrivant en français et puis j’attends des jours pour voir si quelqu’un corrige mes textes sur lang8.com et… je n’ai plus envie d’attendre. Donc, voilà, si vous trouvez des fautes dans ces lignes, au plaisir d’écouter vos corrections, mais… ce soir on improvise et on verra ce que ça donne.

Mes larmes sont enfin revenues après l’opération aux yeux ! Je suis trop contente d’être redevenue la pleurnicheuse de toujours. Et je suis encore plus contente que ça soit arrivé avec ‘La couleur des sentiments’.

Je ne vous spoil pas le film. Mais il faut vraiment arriver au fond des génériques de fin (oui, je sais, quelque chose que les français ne font jamais et je n’arrêterais jamais de dire que c’est une habitude vachement burine et qui démontre toute l’ignorance d’une personne et son manque de respect pour le travail des autres, mais… je laisse tomber pour ce soir), parce qu’il y a le lien qui rend le film vraiment intéressant:

« Share your stories at takepart.com/thehelp »

Sur ce site vous découvrirez la capacité des américains à transformer n’importe quoi en quelque chose d’énorme. Il y a même un hashtag pour Twitter, pour dire à tout le monde ce que c’est pour vous l’ « aide »: #helpstories. Je sais, c’est vachement voyant comme truc, mais… c’est Hollywood.

Le film a des prétentions et il fait sans cesse référence à ‘La Couleur pourpre’, même le titre en français est une référence. Excessive, je dirais. Les acteurs ne sont pas aussi bons.

Mais le site m’a fait un peu réfléchir. Ma famille aussi avait une auxiliaire de vie, roumaine. Pendant mes dernières années d’université ma grand-mère a passé ses derniers jours clouée au lit et forcement quelqu’un devait s’occuper d’elle. On en a eu deux en fait d’auxiliaires de vie. La première avait été virée parce que ma tante l’avait surprise “occupée” avec son petit copain sur le canapé de ma grand-mère. Et puis parce que quelque jour après ma grand-mère avait raconté une histoire de film, genre que le père de la fille était entré dans sa maison avec un couteau et qu’il voulait tuer la fille. On a jamais su si c’était vrai, mais on l’a quand même virée.

La deuxieme avait même un nom normal: Laura ou “Lora” à l’anglaise. Elle avait un BAC+5 en Chimie, obtenu dans son pays, que l’Union Européenne ne reconnaissait pas; elle a donc fini auxiliaire de vie en Italie. Je me souviens que j’étais vachement jalouse d’elle, parce que… elle dormait dans ma chambre avec ma grand-mère et moi quand je revenais de mon université tous les 15 jours… je dormais sur un canapé-lit. Ma mère revenait du travail et demandait d’abord à la fille si elle avait mangé. Pour finir elle lui avait même appris à faire les pâtes à la carbonara avec sa recette ! C’était vexant (même si moi je n’avais jamais voulu apprendre la recette en fait). Elle se cachait dans sa chambre à chaque fois que je rentrais.

Maintenant, que j’habite dans un pays étranger, je pense pouvoir un peu la comprendre. Moi j’ai quand même eu la chance de pouvoir faire un travail pour lequel j’avais étudié, tandis qu’elle était forcée de vivre avec des inconnus, dont elle ne parlait même pas la langue, parce que sa mère n’avait pas suffisamment d’argent pour louer un appartement.

Je pense que pour moi l’aide c’est… la famille. Car même si tu n’es pas un vrai membre de la famille, au bout d’un moment, tu en feras partie, et elle t’aidera comme l’un de ses propres membres.

(merci a Capt’n French pour les corrections!)

 

 

Madeleine du cinéma muet

martedì, 18 ottobre, 2011

The Artist est un film muet conventionnel, augmenté en puissance par le potentiel des nouvelles technologies appliqués au noir et blanc. Il est beau et il nous étonne parce que c'est le premier film muet de l’ère du sonore. C'est un film-camée. Tout en lui est un tribut à l'histoire du cinéma muet, mais c'est aussi une raillerie du cinéma d'aujourd'hui (es. le doigt d'honneur au début du film, qui ne se serait jamais passé dans les années '20, les rares moments de sonore, etc.).
Le sonore est utilisé pour accentuer la différence entre le vieux et le nouveau. Un nouveau qui représente l'homme augmenté, interconnecté, l'Homo Technologicus dont parle Giuseppe Longo. Et c'est un homme accablé par l’excès d'informations qui devient bruit de fond et il lui empêche le mouvement.

Le film termine avec un tribut final à la naissance du musical et le réalisateur conclut avec le respire fatigué des deux danseurs/acteurs à souligner l'effort mis dans ce film, pour en fin revenir « à la voix », soit à la vie réelle, parce que on peut toujours vivre dans la nostalgie du passé, mais à un bon moment le film fini.

Plein de références à Orson Welles avec les images en contrechamp au moment du climax du film, à la malheureuse historie de Alla Nazimova et à sa « Salomè » manquée ou encore à « Boulevard du crépuscule » et au slapstick en style Charlie Chaplin, quand George Valentin joue avec son chien savant.

Donc, vraiment un beau film. Un peu long, je dirais. Si les films muets ne duraient plus qu'une heure ce n'était pas juste parce qu'il y avait des limites techniques, mais aussi parce que tenir l'attention des gens pour une heure sur des images qui passent et de la musique classique comme musique de fond, c'est effectivement une entreprise difficile.

Par contre, je pointerais aussi l'attention sur une scène dont, pour presque un minute, Bérénice Bejo inquiète, ne fait rien d'autre que se frotter les mains. Le détail est vraiment spécial, quelque chose qu'on aurait jamais pu voir en un film des années '20, dont le détail est toujours sur un gros plan avec caméra fixe.

Je vous souhaite une bonne vision :)

Ce jour au parc

lunedì, 17 ottobre, 2011

Je pense souvent à ce que tu m'as dit au parc ce jour-là. Quelques heures plus tard, on auraitse dire au revoir pour un autre mois et j'avais peur. Tu m'as demandé la raison de cette inquiétude et moi je t'ai répondu : « Parce que toutes les belles choses ont une fin. »
Tu as pris mon visage entre tes mains et tu m'as dit : «Tu te souviens de ce que tu m'as dit tout à l'heure ? À propos du fait que pour toi notre relation est spéciale ? »
« Oui ».
« Et alors elle ne se terminera jamais, on se souviendra toujours de ces moments, ces sentiments ».
Ce jour-là, j'ai pleuré de joie.

Maintenant ce ne sont plus des larmes de joie qui sillonnent mon visage, mais je n'ai toujours pas oublié ce moment-là, ce que tu m'as dit et ce que je ressentais.

Tu me manques.